F. Feuillet de Conches

Résumé

F. Feuillet de Conches Revue des Deux Mondes

C’est toujours le même ton local compris et rendu en maître, toujours la même poésie de dessin, le même pouvoir de modelé, la même harmonie générale ; mais on voit que, mis à l’aise par l’unité d’idée où il se complaît, le peintre a pu se livrer à toutes les beautés pittoresques de détail et d’ensemble qu’il lui était donné d’atteindre. Ce tableau me paraît être son chef-d’œuvre ; il est irréprochable, et, dans la tête de la mère surtout, l’artiste a su atteindre à ce grand goût, à ce pathétique d’expression qui semble n’être le secret que des maîtres de l’art.
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F. Feuillet de Conches Revue des Deux Mondes

J’ai été enchanté de me rapporter autant avec vous sur le Poussin. Ses ouvrages font toujours mon admiration par la pensée profonde et toujours élevée qui le conduit. Tout ce qu’il a fait prouve tant de fonds, un sentiment si réfléchi, que l’on ne peut voir ses tableaux sans s’y arrêter long-temps. On aime à se pénétrer des résultats d’une imagination si sûre. En somme, de tout ce qui a produit dans les arts, c’est lui et Michel-Ange qui me remuent le plus : le premier, par le fond de philosophie si bien écrit ; le second, par une imagination si grande, si gigantesque, si originale.
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F. Feuillet de Conches Revue des Deux Mondes

Tant qu’Alphonse ne vit en Laura qu’une maîtresse, il permit au pinceau du peintre des indiscrétions de costume ; mais, dès qu’à la fin de sa vie il l’eut épousée, après la mort de Lucrèce Borgia, sa seconde femme, et qu’à son nom de Laure il eut substitué celui d’Eustochia, il devint orageux et méfiant, et la tunique se ferma.
Le superbe portrait du Louvre peint par le même artiste, et donné comme l’effigie de l’Arétin, ne peut être l’Arétin : on possède de cet étrange poète trop de médailles authentiques pour s’y tromper.
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