Céline Fallet

Résumé

Céline Fallet L'école des beaux-arts (1864)

La réputation du jeune peintre était déjà très-grande lorsqu'il quitta Pamphile pour visiter l'école de Sicyone, qui conservait, disait-on, les vraies traditions du beau. Apelles acheva de s'y perfectionner, et son nom devint célèbre dans toute la Grèce.
La nature semblait conduire son pinceau, tant il l'imitait avec vérité. Il en saisissait les moindres expressions, les plus légères nuances, et les reproduisait avec un charme infini. Il avait le génie de l'invention, disposait ses personnages avec esprit, avec goût, et savait répandre sur toutes ses compositions le parfum de la poésie.
Source : Gallica

Céline Fallet L'école des beaux-arts (1864)

C'est une belle chose que l'amitié, lorsqu'elle unit deux artistes d'un talent éminent, et qu'excitant entre eux une noble émulation, elle défie la haine et l'envie de l'atteindre jamais. C'est une chose d'autant plus belle qu'elle est plus rare ; car les hommes de génie, qui semblent si bien faits pour se comprendre, laissant trop souvent l'orgueil et le désir immodéré de la gloire s'emparer de leur cœur, ne peuvent supporter qu'un autre prenne sa part de cette gloire à laquelle ils sacrifient tout, et leur rival devient presque toujours leur ennemi.
Source : Gallica

Céline Fallet L'école des beaux-arts (1872)

Ce maître avait bien mérité sa réputation. La peinture, que Cimabué avait tirée du tombeau, avait fait des progrès sous Giotto ; mais il était réservé au Pérugin de créer ces beaux types de vierge, ces nobles têtes de vieillard, ces suaves figures d'ange qui devaient faire la gloire de l'école romaine et devenir l'idéal du beau sous le magique pinceau de Raphaël.
Le jeune Sanzio sentit tout ce qu'il y avait de doux et de poétique dans la manière de son nouveau maître et se l'assimila promptement. Jamais plus beau génie ne fut développé par un travail plus assidu.
Source : Gallica

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