Philippe IV

Définition et enjeux

Amédée Renée,  Les princes militaires de la Maison de France… (1848)

“ Tels furent les exploits guerriers de Philippe IV : ils tiennent dans son règne une place bien étroite, si l'on met en face des faits accomplis sur le champ de bataille les résultats obtenus par d'autres voies; on voit percer sa répugnance pour les querelles qui se vident l'épée à la main ; ainsi il défend la guerre entre les vassaux et l'envoi des gages de bataille : chacun dut poursuivre son droit en justice et non par le duel; les tournois eux-mêmes furent prohibés. Philippe refusa formellement, et à plusieurs reprises, d'aller à la croisade, où le pape le poussait. ”
Source : Gallica

Paul Coffinières,  Saint Roch, étude historique sur Montpellier au XIVe siècle… (1855)

“ Chaque jour une nouvelle blessure affaiblissait la puissance souveraine et donnait à ses adversaires plus d'arrogance et de hardiesse. De nombreuses ordonnances vinrent successivement rendre au clergé et à la noblesse des priviléges dont la suppression avait coûté tant de génie et d'efforts, et détruire pièce à pièce la formidable armure de la royauté. L'oeuvre de Philippe IV sembla un instant anéantie ; l'extinction de cette brillante race des Capétiens, au moment même où elle paraissait assurée d'un long avenir, jeta la consternation dans les esprits. ”
Source : Gallica

Gustave Ducoudray,  Histoire générale, depuis l'invasion des barbares jusqu'en 1610… (1883)

“ Son fils Philippe IV, dit le Bel, n'avait encore que dix-sept ans, mais il était plein de vigueur et si fort qu'appuyant les mains sur l'épaule de deux chevaliers, il les contraignit à plier. Il dut son surnom à la beauté remarquable de son visage. Froid, impassible, rusé, souvent cruel, il fit faire de grands progrès à la royauté, mais les peuples l'ont maudit de son temps, et l'histoire ne saurait l'appeler grand, car rien n'est grand que l'honnête. ”
Source : Gallica

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