Emmanuel Gonzalès,
L'Épée de Suzanne, histoire du temps de François Ier…
(1865)
“ Ah! bonhomme, je voudrais te croire, mais l'amour est chose si involontaire, si bizarre, si inexplicable, qu'il doit échapper à l'influence de toutes tes mixtions d'alchimie. Le véritable philtre, c'est la jeunesse, la beauté, la gloire. Quelquefois c'est la pitié, l'audace, l'inattendu. Un regard vous charme, un sourire vous fascine, un son de voix trouble tout votre être, et vous aimez sans savoir pourquoi. » Marforio garda un instant le silence, puis il répliqua brusquement : « Don Ferdinand, Suzanne Lallier est bien belle, n'est-ce pas? Voulez-vous qu'elle vous aime? » ”

