Émile Souvestre,
Revue des Deux Mondes
“ Dès que tous deux eurent franchi la trappe, Ragueneau retira l’échelle, courut à Céleste qu’il porta dans le fourgon, y fit monter Eulalie et partit au galop de son attelage. Le ciel était serein, la route déserte ; il laissa le caisson ouvert afin que les deux voyageuses pussent respirer librement. Loin d’être troublé par les cahots, le sommeil de la malade sembla devenir plus profond. La tête appuyée sur les genoux de sa sœur, elle demeura immobile, et sa respiration, d’abord bruyante, s’affaiblit insensiblement. ”
