Jean Racine

Élements biographiques

Portrait de Jean Racine Jean Racine,  Livre:Racine - Œuvres, Didot, 1854…

“ Si César est aimable, ou bien s’il sait aimer !
Dis-moi : Britannicus l’aime-t-il ?
NARCISSE.
Dis-moi : Britannicus l’aime-t-il ? Quoi ! s’il l’aime,
Seigneur ?
NÉRON.
Seigneur ? Si jeune encor, se connaît-il lui même ?
D’un regard enchanteur connaît-il le poison ?
NARCISSE.
Seigneur, l’amour toujours n’attend pas la raison.
N’en doutez point, il l’aime. Instruits par tant de charmes,
Ses yeux sont déjà faits à l’usage des larmes ;
À ses moindres désirs il sait s’accommoder ;
Et peut-être déjà sait-il persuader.
NÉRON.
Que dis-tu ? Sur son cœur il aurait quelque empire ?
”
Source : Wikisource

Portrait de Jean Racine Jean Racine,  Oeuvres complètes de J. Racine… (1858)

“ J'ai langui, j'ai séché dans les feux, dans les larmes : Il suffit de tes yeux pour t'en persuader, Si tes yeux un moment pouvaient me regarder... Que dis-je? cet aveu que je te viens de faire, Cet aveu si honteux, le crois-tu volontaire? Tremblante pour un fils que je n'osais trahir, Je te venais prier de ne le point haïr : faibles projets d'un coeur trop plein de ce qu'il aime! Hélas! je ne t'ai pu parler que de toi-même! Venge-toi, punis-moi d'un odieux amour : Digne fils du héros qui t'a donné le jour, Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite. La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte! ”
Source : Gallica

Portrait de Jean Racine Jean Racine,  Oeuvres de Jean Racine, précédées d'un essai sur sa vie et ses ouvrages… (1926)

“ Sa beauté la rassure ; et, malgré mon courroux, L'orgueilleuse m'attend encore à ses genoux. Je la verrois aux miens, Phoenix, d'un oeil tranquille. Elle est veuve d'Hector, et je suis fils d'Achille : Trop de haine sépare Andromaque et Pyrrhus.
PHOENIX
Commencez donc, seigneur, à ne m'en parler plus. Allez voir Hermione ; et, content de lui plaire, Oubliez à ses pieds jusqu'à votre colère. Vous-même à cet hymne venez la disposer ; Est-ce sur un rival qu'il s'en faut reposer ? Il ne l'aime que trop.
PYRRHUS
Crois-tu, si je l'épouse, Qu'Andromaque en son coeur n'en sera pas jalouse ?
”
Source : Gallica

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