Jean Racine,
Théâtre...
(1853)
“ Jéhu n'a point un coeur farouche, inexorable ; De David à ses yeux le nom est favorable. Hélas ! est-il un roi si dur et si cruel, A moins qu'il n'eût pour mère une autre Jézabel, Qui d'un tel suppliant ne plaignît l'infortune? Sa cause à tous les rois n'est-elle pas commune ? JOAD. Quels timides conseils m'osez-vous suggérer ! En l'appui de Jéhupourriez-vous espérer? JOSABET. Dieu défend-il tout soin et toute prévoyance ? Ne l'offense-t-on point par trop de confiance ? A ses desseins sacrés employant les humains, N'a-t-il pas de Jéhu lui-même armé les mains? ”
