Jean Racine

Jean Racine

Résumé

Portrait de Jean Racine Jean Racine Théâtre... (1853)

Jéhu n'a point un coeur farouche, inexorable ; De David à ses yeux le nom est favorable. Hélas ! est-il un roi si dur et si cruel, A moins qu'il n'eût pour mère une autre Jézabel, Qui d'un tel suppliant ne plaignît l'infortune? Sa cause à tous les rois n'est-elle pas commune ?
JOAD.
Quels timides conseils m'osez-vous suggérer ! En l'appui de Jéhupourriez-vous espérer?
JOSABET.
Dieu défend-il tout soin et toute prévoyance ? Ne l'offense-t-on point par trop de confiance ? A ses desseins sacrés employant les humains, N'a-t-il pas de Jéhu lui-même armé les mains?
Source : Gallica

Portrait de Jean Racine Jean Racine Théâtre... (1853)

Mais Narcisse, seigneur, ne vous trahit-il point ?
BRITANNICUS.
Et pourquoi voulez-vous que mon coeur s'en défie?
JUNIE.
Et que sais-je? il y va, seigneur, de votre vie : Tout m'est suspect: je crains que tout ne soit séduit; Je crains Néron; je crains le malheur qui me suit. D'un noir pressentiment malgré moi prévenue, Je vous laisse à regret éloigner de ma vue. Hélas ! si cette paix dont vous vous repaissez Couvrait contre vos jours quelques pièges dressés ; Si Néron, irrité de notre intelligence, Avait choisi la nuit pour cacher sa vengeance
Source : Gallica

Portrait de Jean Racine Jean Racine Théâtre... (1853)

Mais d'où Aient que mon coeur frémit d'un saint effroi?
Est-ce l'Esprit divin qui s'empare de moi ?
C'est lui-même : il m'échauffe ; il parle ; mes yeux s'ouvrent.
Et les siècles obscurs devant moi se découvrent.
Lévites, de YOS sons prêtez-moi les accords,
Et de ses mouvements secondez les transports.
LE CHOEUR chante au son de toute la symphonie des instruments.
Que du Seigneur la voix se fasse entendre, Et qu'à nos coeurs son oracle divin Soit ce qu'à l'herbe tendre
' Voilà tout le fond de la pièce, le faible armé de la confiance en Dieu et luttant contre le fort.
Source : Gallica

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