Hippolyte Durand, Le livre des enfants et des mères (1888)
“ Abner, le brave et fidèle Abner, est d'avance gagné à Joas. Si le secret de sa naissance lui est caché jusqu'à la dernière heure, c'est que le poète, versé dans toutes les délicatesses de son art, veut épargner à ce loyal soldat l'odieux d'une trahison. Il faut qu'il livre la reine au couteau vengeur, mais sans se douter qu'il la livre. Abner n'est qu'un instrument dans la main du grand-prêtre. Mais il est touchant de le voir aimer Joas sans le connaître, le protéger et le défendre uniquement parce qu'il est innocent et faible. ”
