François-René de Chateaubriand

François-René de Chateaubriand

Résumé

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Les Aventures du dernier Abencerage (1850)

« Je hais Aben-Hamet ! s'écria don Carlos. — Je l'envie, dit Lautrec. — Et moi, dit l'Abencerrage, j'estime don Carlos, et je plains Lautrec, mais je ne saurais les aimer.
— Voyons-nous toujours, dit Blanca, et tôt ou tard l'amitié suivra l'estime. Que l'événement fatal qui nous rassemble ici soit à jamais ignoré de Grenade ! »
Aben-Hamet devint, dès ce moment, mille fois plus cher à la fille du duc de Santa-Fé : l'amour aime la vaillance ; il ne manquait plus rien à l'Abencerrage, puisqu'il était brave, et que don Carlos lui devait la vie.
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Les Aventures du dernier Abencerage

Si l’amour dans toute sa puissance parlait au cœur de l’Abencerage, d’une autre part il ne pensait qu’avec épouvante à l’idée d’unir le sang des persécuteurs au sang des persécutés. Il croyait voir l’ombre de son aïeul sortir du tombeau et lui reprocher cette alliance sacrilège. Transpercé de douleur, Aben-Hamet s’écrie : « Ah ! faut-il que je rencontre ici tant d’âmes sublimes, tant de caractères généreux, pour mieux sentir ce que je perds ! Que Blanca prononce ; qu’elle dise ce qu’il faut que je fasse pour être plus digne de son amour ! »
Source : Wikisource

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Les Aventures du dernier Abencerage (1850)

« Guide, s'écria-t-il, sois heureux ! ne me cache point la vérité, car le calme régnait dans les flots le jour de la naissance, et la lune entrait dans son croissant. Quelles sont ces tours qui brillent comme des étoiles au-dessus d'une verte forêt ?
— C'est l'Alhambra, répond le guide.
— Et cet autre château, sur cette autre colline ? dit Aben-Hamet.
— C'est le Généralife, répliqua l'Espagnol. Il y a dans ce château un jardin planté de myrtes où l'on prétend qu'un Abencerrage fut surpris avec la sultane Alfaïma. Plus loin vous voyez l'Albaïzyn, et plus près de nous les Tours Vermeilles. »
Source : Gallica

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