François-René de Chateaubriand

François-René de Chateaubriand

Résumé

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand,  Atala ; René ; Le dernier des Abencérages… (1849)

“ Blanca, don Carlos, Lautrec lèvent tous trois les mains au ciel et s'écrient : « Le dernier Abencerage !»
Le silence règne; la crainte, l'espoir, la haine, l'amour, l'étonnement, la jalousie agitent tous les coeurs; Blanca tombe bientôt à genoux. « Dieu de bonté! dit-elle, tu justifies mon choix, je ne « pouvais aimer que le descendant des héros.
— « Ma soeur, s'écria don Carlos irrité, songez donc que vous « êtes ici devant Lautrec !
— « Don Carlos, dit Aben-Hamet, suspends ta colère; c'est à « moi à vous, rendre le repos. »
”
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand,  Atala ; René ; Le dernier des Abencérages… (1849)

“ Hélas! chaque heure dans la société ouvre un tombeau, et fait couler des larmes.
Cette vie qui m'avait d'abord enchanté, ne tarda pas à me devenir insupportable. Je me fatiguai de la répétition des mêmes scènes et des mêmes idées. Je me mis à sonder mon coeur, à me demander ce que je désirais. Je ne le savais pas; mais j'ai cru tout à coup que les bois me seraient délicieux. Me voilà soudain résolu d'achever dans un exil champêtre une carrière à peine commencée, et dans laquelle j'avais déjà dévoré des siècles.
”
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand,  Atala ; René ; Le dernier des Abencérages… (1849)

“ Souvent, la longue chevelure d'Atala, jouet des brises matinales, étendait son voile d'or sur mes yeux ; souvent, pliant sous le fardeau, j'étais obligé de le déposer sur la mousse, et de m'asseoir auprès, pour reprendre des forces. Enfin, nous arrivâmes au lieu marqué par ma douleur ; nous descendîmes sous l'ârche du pont. O mon fils! il eût fallu voir un jeune Sauvage et un vieil ermite à genoux l'un vis-à-vis de l'autre dans un désert, creusant avec leurs mains un tombeau pour une pauvre fille dont le corps était étendu près de là, dans la ravine desséchée d'un torrent. ”
Source : Gallica

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