Marie-Joseph Dourlens, M. de Châteaubriand et extraits de ses oeuvres… (1884)
“ « Il n'y a pas, écrivait plus tard M. de Chateaubriand, de grimaud sortant du collége qui n'ait rêvé être le plus malheureux des hommes ; de bambin, qui à seize ans, n'ait épuisé sa vie ; qui ne se soit cru tourmenté par son génie ; qui, dans l'abîme de ses pensées, ne se soit livré au vague de ses passions ; qui n'ait frappé son front pâle et échevelé, et n'ait étonné les hommes stupéfaits d'un malheur dont il ne savait pas le nom, ni eux non plus. » Et il ajoutait : « Si René n'existait pas, je ne l'écrirais plus ; s'il m'était possible de le détruire, je le détruirais. » ”
