Résumé

Essai sur Chateaubriand (1866)

Sa vie fut un long sacrifice, accompli avec la plus inaltérable simplicité. Une estime tardive a seule récompensé un attachement si profond, un dévouement si complet. Le bonheur était là, et le bonheur, nous n'hésitons pas à le dire, l'illustre poëte ne l'a trouvé ni dans d'autres affections, ni dans la gloire.
A peine ce mariage accompli, Chateaubriand quitte femme, mère, sœurs, accourt à Paris et part pour l'armée des princes. Ses sympathies n'étaient ni pour les clubistes de France ni pour les émigrés ; il ne voulait ni la liberté des uns ni la royauté des autres
Source : Gallica

Essai sur Chateaubriand (1866)

Charles X, dans la sérénité de son âme, dans le calme de ses convictions, n'attribuait les malheurs de sa famille, ni aux aveugles conseillers qui l'avaient poussé dans une si déplorable voie, ni au manque de sagesse et de prévoyance de son gouvernement, encore moins peut-être à l'incapacité de ses ministres ; il en accusait l'esprit révolutionnaire. Il ne pardonnait pas à Chateaubriand les avertissements du ministre, les prédictions du citoyen, les colères de l'écrivain et de l'orateur; il croyait plus à son ambition qu'à son dévouement
Source : Gallica

Essai sur Chateaubriand (1866)

Ses projets étaient vastes, son but était glorieux, son esprit planait dans les sphères les plus élevées de la politique, et il tomba devant d'obscures intrigues et de mesquines passions auxquelles il ne voulut jamais croire. Chassé du ministère, il se redresse de toute sa hauteur et redevient l'écrivain sublime que nous savons. L'éclat de la vengeance n'eut d'égal que le scandale de l'insulte ; dans son opposition, il fut admirable de talent, d'habileté, d'éloquence, mais il n'eut ni l'abnégation du dévouement, ni le calme de la véritable grandeur.
Source : Gallica

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