Essai sur Chateaubriand (1866)
“ Sa vie fut un long sacrifice, accompli avec la plus inaltérable simplicité. Une estime tardive a seule récompensé un attachement si profond, un dévouement si complet. Le bonheur était là, et le bonheur, nous n'hésitons pas à le dire, l'illustre poëte ne l'a trouvé ni dans d'autres affections, ni dans la gloire. A peine ce mariage accompli, Chateaubriand quitte femme, mère, sœurs, accourt à Paris et part pour l'armée des princes. Ses sympathies n'étaient ni pour les clubistes de France ni pour les émigrés ; il ne voulait ni la liberté des uns ni la royauté des autres ”
