François-René de Chateaubriand

François-René de Chateaubriand

Résumé

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Chateaubriand illustré. Mélanges politiques (1835-1850)

Mais lorsque, à la Chambre des pairs, je parlerai du rapport moral du projet de loi, je montrerai que ce projet décèle une horreur profonde des lumières, de
la raison et de la liberté; qu'il manifeste une violente antipathie contre l'ordre de choses établi par la Charte; je prouverai qu'il est en opposition directe avec les mœurs, les progrès de la civilisation, l'esprit du temps et la franchise du caractère national; qu'il respire la haine contre l'intelligence humaine; que toutes ses dispositions tendent à faire considérer la pensée comme un mal, comme une plaie, comme un fléau.
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Chateaubriand illustré. Mélanges politiques (1835-1850)

Si le conseil de surveillance est réellement quelque chose, ne doit-il pas faire chasser à l'instant un pareil homme? Ainsi c'est l'esprit de vengeance contre les blancs, c'est la fureur contre les blancs accusateurs des mutilations de la censure, c'est cette fureur qui amène ce dévergondage de despotisme : ou veut tuer ceux que l'on a blessés, de peur de laisser des témoins de sa violence, de peur d'être reconnu, d'être jugé et condamné au tribunal de l'opinion. Et c'est là ce qu'on veut nous faire passer pour de la liberté !
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand Chateaubriand illustré. Mélanges politiques (1835-1850)

Certes nous avons beaucoup perdu par la révolution, mais aussi n'avons-nous rien gagné? N'est-ce rien que vingt années de victoires? N'est-ce rien que tant d'actions héroïques, tant de dévouements généreux? Il y a encore parmi nous des yeux qui pleurent au récit d'une noble action, des cœurs qui palpitent au nom de patrie.
Si la foule s'est corrompue, comme il arrive toujours dans les discordes civiles ; il est vrai de dire aussi que dans la haute société les mœurs sont plus pures, les vertus domestiques plus communes; que le caractère français a gagné en force et en gravité.
Source : Gallica

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