Droit de pétition

Définition et enjeux

Portrait de Henri Grégoire Henri Grégoire Mémoires de Grégoire, ancien évêque de Blois

Observez, messieurs, quelle est la classe d’hommes à qui l’on voudrait ôter le droit de pétition : c’est à celle précisément qui a le plus de doléances à présenter, à celle qui est condamnée à une espèce de nullité politique. Il serait bien étrange qu’à raison de la multiplicité de ses malheurs et de ses peines, le citoyen n’eût pas le droit de former une pétition !
Source : Wikisource

Portrait de Odilon Barrot Odilon Barrot Consultation de MM. les bâtonniers de l'ordre des avocats du barreau de Paris en réponse aux questions posées par M. le Cte d'Haussonville… (1860)

C'était pour éviter ce débat que les ministres faisaient droit, la plupart du temps, aux pétitionnaires. Dans une constitution où la responsabilité morale du pouvoir n'est pas mise en jeu par la publicité, tout droit de pétition a beau être formulé par écrit, il est et sera toujours inefficace. Quant à cette autre responsabilité pénale du pouvoir qui n'a jamais été organisée en France, ni même bien définie, elle est la sanction nécessaire et suprême du droit de pétition. Là où elle n'existe pas, au moins comme menace, le droit de pétition n'est plus qu'une vaine abstraction.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Esquiros Alphonse Esquiros Histoire des Montagnards

A propos du droit de pétition, l'orateur s'éleva à la véritable éloquence. «Plus un homme est faible et malheureux, s'écria-t-il, plus il a besoin du droit de pétition; et c'est parce qu'il est faible et malheureux que vous le lui ôteriez! Dieu accueille les demandes, non seulement des plus malheureux des hommes, mais des plus coupables.»
Source : Gutenberg

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