Augustin Marie Devaux, Plaidoyer de M. Devaux,... pour M. Gaubert… (1820)
“ Le ministère public nous a reproché cette expression : victimes de l'arbitraire. On proclame donc ceux qui seront détenus en vertu de la loi, victimes de l'arbitraire ; mais cela ne fait pas l'ombre d'un doute. C'était la pensée du législateur. L'homme qu'on détient sans jugement, qu'il soit coupable ou non, est toujours victime de l'arbitraire. Arrêter un homme pour ne pas le mettre en jugement, c'est là l'arbitraire : il n'y a d'arrestation légale que celle qui a pour résultat d'arriver à un jugement. Il y a même des pays où l'arrestation n'a lieu qu'après le jugement. ”
