Résumé

Augustin Marie Devaux Essai sur la septennalité, par M. H. Devaux… (1824)

Nous périssons si l'on change la loi des élections. L'écho de la majorité répond : Ne changeons pas la loi des élections.
En 1819 , le ministère dit : Nous périssons si l'on ne change pas la loi des élections. Les mêmes voix de la majorité redisent : Changeons la loi des élections.
Ainsi la constitution de la chambre élective a été le jouet de l'inconstance ministérielle et des contradictions de la majorité , jamais retenue ni par l'honneur de la fixité des principes, ni par la fidélité à son propre parti, ni par l'esprit de stabilité, qui seul vivifie les institutions naissantes.
Source : Gallica

Augustin Marie Devaux Essai sur la septennalité, par M. H. Devaux… (1824)

Pour savoir si cette question du temps est étrangère au fond de la question, renversez la proposition et demandez le renouvellement triennal ; vous entendrez subitement tous ces partisans du renouvellement intégral vous accuser d'anarchie, parler du péril imminent de la royauté, et toute cette aristocratie qui se plaint si sincèrement de l'altération de l'élément démocratique par le renouvellement partiel, crier encore une fois : Nous sommes perdus, la démocratie nous envahit.
Source : Gallica

Augustin Marie Devaux Essai sur la septennalité, par M. H. Devaux… (1824)

Ceux qui se vantent d'être les seuls défenseurs de la monarchie sont tombés sur ce point dans une division remarquable : ce sont les plus exaltés qui résistent à la septennalité ; c'est-à-dire que ceux qui doivent avoir un sentiment plus vif, une opinion plus ombrageuse, sur ce qui peut compromettre la royauté, trouvent encore plus de sûreté pour elle dans le renouvellement partiel. Qu'est-ce donc que cette nécessité que les amis de la liberté nient de toutes leurs forces , que les amis les plus chauds de la monarchie ne peuvent avouer?
Source : Gallica

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