Résumé

Alfred Husson M. Émile de Girardin, la Chambre des Pairs et le ministère… (1847)

Ainsi donc, et nous insistons sur ce point, rien n'oblige la chambre des pairs à enregistrer humblement la décision si contestée et si contestable de la chambre des députés. Elle a pour elle le temps, la supériorité des lumières, la sympathie de tous les hommes qui ne veulent pas que les ressources de la France s'engloutissent sous d'inutiles amas de pierres. Jamais plus belle occasion ne s'est offerte pour la pairie de prouver au pays qu'elle n'est pas ce que ses ennemis voudraient bien qu'elle fût. Jamais elle n'eut à remplir une mission plus élevée, plus noble, plus nationale.
Source : Gallica

Alfred Husson M. Émile de Girardin, la Chambre des Pairs et le ministère… (1847)

« Les dernières paroles de M. Guizot ont une haute gravité. Elles peuvent se résumer ainsi : Bon ou mauvais, il faut que la chambre des pairs vote ce projet. Il le faut, parce que l'autre chambre est une souveraine jalouse qui n'aime pas qu'on touche à ses oeuvres; parce que, d'ailleurs, il n'est pas sûr qu'on retrouve une majorité pour, sanctionner la loi, s'il s'y introduit un seul amendement.
» Ceci est grave, nous le répétons. D'une part, c'est sacrifier ouvertement les prérogatives légitimes d'un corps illustre aux prétentions ombrageuses et altières de la chambre élective. »
Source : Gallica

Alfred Husson M. Émile de Girardin, la Chambre des Pairs et le ministère… (1847)

Nous ne croyons les voeux du pays bien exprimés que par l'accord des trois pouvoirs ; tandis que ceux qui, au lieu des intérêts, du pays, ne visent à servir que les idées d'un parti, cherchent à fonder la puissance publique sur un des trois pouvoirs exclusivement ; ceux-ci sur la royauté, ceux-là sur la chambré élective, en arguant les uns et les autres du principe de la souveraineté royale, pu du principe de la souveraineté du peuple, pour immoler tout le reste à leur doctrine.
Source : Gallica

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