Résumé

Charles His Réponse à M. Duvergier de Hauranne… (1838)

Mais dans les matières politiques , il est difficile que l'opinion des hommes éclairés persiste long-temps à s'élever contre un moyen de perfectionnement. Quel avantage voulez-vous que le pays retire de la royauté, si la royauté n'a pas tous les moyens indispensables à l'exercice de sa prérogative? Comment voulez-vous que les voeux , l'espérance, l'amour, s'élèvent vers le trône, s'il n'est que le néant? Comment voulez-vous qu'il ait un pouvoir moral, s'il est traité comme l'ennemi commun, s'il est le point de mire de tous les outrages ?
Source : Gallica

Charles His Réponse à M. Duvergier de Hauranne… (1838)

Sans cette unité de but et de volontés, la société n'est qu'une aggrégation d'individus juxta-posés.
Dans l'état actuel des choses, quels sont les moyens du gouvernement pour contrebalancer toutes ces influences et arriver à l'unité de but et de volonté ? Il a d'abord les journaux officiels. Pour la défense officielle du gouvernement, il faudrait un système. Or, dans tout système, il suffit d'une seule erreur pour renverser tout un plan. Ce n'est pas ainsi que la presse officielle entend sa mission. Ce n'est pas même ainsi que les ministres l'entendent.
Source : Gallica

Charles His Réponse à M. Duvergier de Hauranne… (1838)

Il y a, je le sais, deux élémens d'une nature toute différente dans un pays, savoir, ses lois et ensuite l'appui qu'elles reçoivent de l'opinion, c'est-à-dire, sa force légale et sa force morale. Une suffit pas qu'un gouvernement existe, il faut qu'il soit suivi. Ce n'est pas assez pour lui d'avoir raison, il faut encore que ses convictions soient partagées. Croire, par exemple, que pour faire des lois, il suffit d'avoir des majorités, et que pour avoir du pouvoir, il suffit de faire des lois, c'est prendre l'extérieur de la société pour le fonds.
Source : Gallica

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