Résumé

Charles His Du Roi dans la monarchie représentative… (1824)

Dans la démocratie, la licence de la presse sert le principe démocratique. Plus elle dissout de réputations, plus elle amène de changemens parmi les hommes; mieux elle remplit sa destination. Une institution semblable à celle des grands jurés de la presse, y serait un contre-sens.
Dans l'aristocratie on a fait deux parts; d'un côté la masse du pouvoir, de l'autre les orgies de la licence. Dans l'aristocratie absolue, c'est la licence des moeurs ; dans l'aristocratie représentative, c'est la licence de la presse. Toutefois il faut que le pouvoir aristocratique puisse s'en garantir
Source : Gallica

Charles His Du Roi dans la monarchie représentative… (1824)

L'une comme l'autre nous menace à l'instant même du triomphe de ses intérêts particuliers sur tous les autres intérêts. Chaque changement de ministère chez nous, est une petite révolution.
Loin donc qu'il faille sur ce points comme sur aucun autre, imiter l'exemple de l'Angleterre, la plus grande faute que puisse faire un roi de France, c'est de laisser l' opposition systématique, l'opposition à l'anglaise, devenir le chemin du pouvoir. Il attente par là, autant qu'il est en lui, au principe de son gouvernement : c'est une sorte de suicide politique.
Source : Gallica

Charles His Du Roi dans la monarchie représentative… (1824)

QUELQUE force que puisse avoir la prérogative royale, ayant pour point d'appui une chambre de l'initiative, il reste toujours aux deux autres chambres la liberté la plus entière de rejeter ses propositions. Toutes les fois qu'il s'agit du concours à la confection des lois, chaque pouvoir a son action propre qu'il dirige d'après sa volonté et son intelligence.
Mais, dans la monarchie représentative, ce pouvoir des chambres aristocratique et démocratique, n'est qu'un simple pouvoir d'opposition, qu'une simple force d'inertie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature