Résumé

Jules-Jean-Baptiste-François de Chardeboeuf Pradel Des Principes de la monarchie constitutionnelle et de leur application en France et en Angleterre… (1820)

Imaginera-t-on que, réalisant une nouvelle utopie, nous avons découvert le secret de faire subsister le pouvoir monarchique par l'égalité sociale ? L'influence de la classe moyenne doit sans doute occuper en grande partie la place que ne peut remplir qu'imparfaitement encore une aristocratie à laquelle le temps et des institutions constitutionnelles donneront seuls la force dont elle est si évidemment dépourvue ; mais l'ascendant exclusif des hommes qui, les premiers entre leurs égaux, ne cherchent qu'à rompre cette égalité, ne sera jamais un élément de paix et de conservation.
Source : Gallica

Jules-Jean-Baptiste-François de Chardeboeuf Pradel Des Principes de la monarchie constitutionnelle et de leur application en France et en Angleterre… (1820)

Cette hostilité constante des partis est une condition et non point un accident de noire existence sociale, telle que la révolution l'a faite. Il en résulte la nécessité d'un pouvoir dominant, que l'intérêt de tous doit placer dans la royauté. Mais l'objet de la royauté est de comprimer les partis, et non de chercher à en établir l'équilibre par de périlleuses compensations. Le jour où le Roi, usant de sa prérogative, a dissous la Chambre de 1815, et révoqué la proposition de réviser la Charte, il a pu adopter une indispensable mesure de salut.
Source : Gallica

Jules-Jean-Baptiste-François de Chardeboeuf Pradel Des Principes de la monarchie constitutionnelle et de leur application en France et en Angleterre… (1820)

Le pouvoir royal n'offrant ni l'exercice d'une autorité suprême et absolue, ni l'expression d'une volonté revêtue de la responsabilité ministérielle, impossible à définir dans un ordre de choses où les contestations de parti n'ont point pour véritable objet la conduite des affaires, mais l'organisation même de la société ; les classes supérieures, désavouées par le gouvernement, s'efforçant en vain de se passer de l'appui qui leur est refusé, parce qu'elles ne rencontrent point en elles-mêmes une force que la constitution ne leur rendra qu'avec le secours de la modération et du temps
Source : Gallica

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