Résumé

Louis-André Pichon De nos constitutions futures, par L.-A. Pichon… (1814)

L'essentiel est que tous les intérêts soient rassurés, au moyen d'une part proportionnelle dans la puissance; c'est comme cela qu'on arrivera à la paix. C'est une question de force, et non de morale, que celle qui s'agite , lorsqu'on parle de cette partie de la Constitution. Il est né de la révolution un intérêt puissant sous deux rapports, celui de la propriété, par les biens nationaux, et celui de l'opinion, par la crainte du retour à ce que l'on croit avoir justifié la révolution, c'est-à-dire à l'exclusion de la nation de toute participation à ses affaires.
Source : Gallica

Louis-André Pichon De nos constitutions futures, par L.-A. Pichon… (1814)

Il est impossible qu'il y ait dans l'Etat un corps ou une autorité quelconque chargé de réglementer toutes les autres, et de contrôler leurs actes. Le contrôle ne peut résider que dans l'opinion et dans la force nationale, la première devant constamment pouvoir librement se manifester pour empêcher le recours à l'autre. S'il existe un corps de ce genre, il est le maître ; il devient le gouvernement du pays; les autres pouvoirs ne sont plus que des machines dans ses mains, et celui de ces pouvoirs qui lui dictera ses arrêts de réglement, exercera alors toute l'autorité.
Source : Gallica

Louis-André Pichon De nos constitutions futures, par L.-A. Pichon… (1814)

Dans toute l'Europe la noblesse a perdu tout crédit et tout pouvoir, ce qui l'a jetée dans le mépris auprès des peuples. Le Gouvernement est exercé, sous les rois, par des coteries ténébreuses, où des hommes de tous les rangs s'empressent de faire hommage aux princes de la liberté et de la fortune de ses sujets , dont ces coteries au surplus usent et abusent à leur gré.
Source : Gallica

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