Résumé

Portrait de Michel Chevalier Michel Chevalier Étude d’histoire politique comparée…

Pour devenir libres autant que les Anglais le sont, les Européens du continent n’ont qu’à le vouloir. Ici vouloir, c’est pouvoir ; mais la volonté ne compte que si elle est continue, infatigable, et si elle est nationale, c’est-à-dire si, au lieu de subsister seulement chez quelques hommes d’élite, elle fait vibrer la fibre intime de la nation.
La constitution anglaise n’a tant vécu, elle n’est tant estimée et respectée, elle n’a fait tant de bien que parce que, sous des apparences immuables, elle est au contraire d’autant plus perfectible qu’elle repose moins sur des textes écrits.
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CONSTITUTION
DE L'ANGLETERRE
I. The English Constitution ; par Walter Bagehot, 1 vol. in-12 ; Londres. — II. La Constitution d’Angleterre, par Edouard Fischel, traduit par Cb. Vogel, 2 vol. in-12. La constitution anglaise doit être comptée parmi les plus beaux produits de la civilisation. C’est elle qui inspira à un grand esprit, le philosophe de la Brède, ce jugement flatteur, que « le régime représentatif est la plus sublime invention de l’esprit humain. »
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Aux yeux de M. Bagehot, quelque importance que possède la chambre des communes, quelle qu’en soit l’influence, ce n’est pas l’étendue de ses attributions qui donne à la constitution anglaise son caractère. Le propre de cette constitution, ce qui la distingue autant du système américain que du système français de 1852, c’est que le pouvoir réside effectivement dans un corps nommé le cabinet, placé lui-même sous l’autorité d’un homme, d’un seul, le premier. Ce corps représente avec son chef une unité, un tout, une pensée unique.
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