Résumé

L. Étienne Les Historiens modernes de l’Écosse - John Hill Burton

La différence de langage et de race entre les highlands et les lowlands ne les empêcha pas de se réunir en corps de nation, la ressemblance de langage et de race entre les Écossais et les Anglais ne les empêcha pas de rester séparés et ennemis durant des siècles. Dans les deux cas, ce sont l’utilité, la convenance et le temps, ce ne sont pas la race et le langage qui ont cimenté la nationalité.
Tout ce qui en Écosse précède l’époque de la conquête de l’Angleterre par les Normands est d’une trop grande obscurité pour nous apporter la plus faible lumière sur l’esprit de la nation.
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L. Étienne Les Historiens modernes de l’Écosse - John Hill Burton

Pendant cette période de l’histoire d’Écosse, la puissance de la nationalité naissante et celle de l’esprit féodal se font équilibre ; mais la première va grandissant, tandis que la seconde décline. Le roi David Bruce, héritier du trône, mais non du génie de son père, tombe au pouvoir des Anglais ; il eût donné sa couronne pour prix de sa rançon, si l’Écosse eût pu être donnée. Ce roi n’avait point renoncé à regarder son royaume comme une possession féodale. Le sentiment patriotique n’était pas plus vif chez les barons, c’est encore Shakspeare qui nous le montre.
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L. Étienne Les Historiens modernes de l’Écosse - John Hill Burton

Le patriotisme écossais jaillissant du milieu de la poudre des archives et portant de nouvelles lumières dans l’obscurité du passé, c’est là ce qui nous a le plus frappé dans la lecture de cette histoire d’Ecosse qui succède à tant d’autres et vient peut-être les remplacer. Nous nous proposons surtout d’apprécier l’écrivain, ses sentimens patriotiques, son tour d’esprit, sa méthode ; puis, de l’écrivain passant au livre, nous en dégagerons l’idée générale, qui est l’histoire d’une nationalité.
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