Résumé

Gabriel Thomas Le festin de Balthazar : étude politique (1898)

Chaque peuple a son orgueil et ses prétentions, prétentions légitimes qui sont une des faces du patriotisme, mais les prétentions de l'Anglais à la supériorité sur le non Anglais sont colossales. « Qui s'accoutume à sa foi la croit », et un soldat anglais croit sincèrement, dans son orgueil sans mesure, qu'il vaut à lui seul dix soldats français, aberration monstrueuse que connaissent bien pourtant tous ceux qui ont étudié de près la vie mentale anglaise. Il est nécessaire de signaler cet incurable état d'esprit, car il a un étroit rapport avec toute la politique anglaise.
Source : Gallica

Gabriel Thomas Le festin de Balthazar : étude politique (1898)

Nous avons énoncé plus haut un premier théorème sociologique : Toute nationalité, toute agrégation politique quelconque est destinée à périr.
Cette proposition que nous enseigne l'histoire est maintenant nettement établie en science sociale. Les phénomènes de l'évolution sont les mêmes qu'en biologie. De môme qu'un animal naît, grandit, se reproduit et meurt, de même aussi une nation paraît au monde, se développe et disparaît après avoir engendré d'autres agrégations.
Source : Gallica

Gabriel Thomas Le festin de Balthazar : étude politique (1898)

Le théorème précédent nous amène à un corollaire curieux :
La simulation de la force est aussi utile aux très forts qu'aux très faibles.
On pourrait donner comme motif de cette proposition, au premier abord paradoxale, que l'ambition des très forts est ordinairement immense, presque infinie, dans tous les cas indéterminée, mais ce n'est pas là la véritable démonstration.
Le procédé de la simulation n'est pas un secret, il est connu de tous. Par conséquent, le très fort combat plus souvent contre des forces imaginaires que contre des forces réelles.
Source : Gallica

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