Résumé

H. Blerzy Les Mésaventures d’un peuple heureux…

Heureuse Angleterre, qui ne subit pas, comme la France, la honte et les douleurs d’une invasion, et qui n’a pas même, comme la Prusse, à pourvoir aux pesantes nécessités d’une lutte victorieuse ! Et si les hommes d’état de la Grande-Bretagne attribuaient ce grand bonheur à ce que leur pays, dans sa sagesse, n’avait ni territoire à revendiquer ni principe à faire prévaloir en Europe, on rencontrait parfois un partisan de doctrines récentes prêt à dire : — Heureuse Angleterre, qui ne fait plus la guerre ni pour des faits ni pour des principes !
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H. Blerzy Les Mésaventures d’un peuple heureux…

Au lieu de se satisfaire par des nuances de langage, elle aurait déclaré bien haut, et avec raison, que la prétention de la Russie est l’équivalent d’une déclaration de guerre. Il est triste pour une grande nation qui s’est toujours montrée ombrageuse de son honneur de se contenter de paroles dans les circonstances mêmes où quinze années auparavant elle avait jugé nécessaire de tirer l’épée. Depuis quinze ans, la Russie est-elle donc devenue moins puissante ou la Turquie plus forte ? On n’oserait le soutenir ; alors c’est que la Grande-Bretagne est plus endurante ou moins redoutable.
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H. Blerzy Les Mésaventures d’un peuple heureux…

Tandis que l’Angleterre, la France et les États-Unis agissent avec accord par le moyen de leurs flottes, la Russie s’introduit à Pékin par voie de terre, et s’y maintient en dépit des violences exercées sur les autres Européens. Elle a grandi dans ces parages sans que personne y fît attention ; territoire, port et flotte de guerre, elle possède tout ce qu’il faut pour imposer sa volonté dans le Pacifique du nord lorsque sa politique l’exigera ; l’Angleterre ne fait flotter son pavillon que sur le rocher stérile de Hong-Kong.
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