Résumé

Le prince Napoléon en Allemagne et en Turquie (1868)

Nous laissons en Allemagne le parti libéral exercer son action dissolvante sur le parti féodal, et ramener à nous l'opinion publique que la guerre en éloignerait tout en précipitant l'achèvement complet de l'unité allemande contre la France.
L'Angleterre serait forcée de compter et avec des embarras intérieurs auxquels elle ne trouverait plus de diversion, et avec notre modération même, car la modération donne une force bien plus grande que la violence, en ce qu'elle a toujours pour compagne la sagesse, et pour compagnon le bon droit.
Source : Gallica

Le prince Napoléon en Allemagne et en Turquie (1868)

Ne nous y trompons pas, l'Angleterre est en ce moment-ci en travail d'enfantement d'un ordre nouveau.
Le long gouvernement d'une reine y a singulièrement abaissé le respect de la royauté. Les Anglais, tout en jalousant les États-Unis, dont la force les épouvante, se trouvent séduits par ces allures libres de toute entrave, par cette expansion dont la métropole se sent aussi capable que ses fils poussés à la conquête du nouveau monde par la tyrannie de la royauté.
Source : Gallica

Le prince Napoléon en Allemagne et en Turquie (1868)

La France n'a pas dégénéré, mais elle n'aime plus comme autrefois et comme par tempéramment la guerre pour la guerre. Sous Louis XIV, sous Louis XV le soldat se battait pour se battre. La féodalité avait trop lourdement appesanti son gantelet de fer sur le pauvre peuple, pour que les soldats paysans de la République ne devinssent pas des héros, soit en défendant la frontière, soit en allant combattre au loin ceux qui voulaient les ramener sous un régime exécré.
Source : Gallica

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