Résumé

L'Entrevue de Salzbourg. Question allemande et question romaine (1867)

Le long de la côte africaine, à travers le canal de Suez, la France ira fonder des empires, et un jour l'Angleterre viendra vers elle, non pas fière, superbe et mettant un grand prix à son alliance, mais humble, suppliante, menacée qu'elle sera par la Russie et l'Amérique du Nord à la fois dans ses possessions.
Nous avons des alliés dans l'extrême Orient, des alliés naturels que leur faiblesse jette dans nos bras puissants : la Hollande avec ses colonies, le Portugal, d'autres encore.
Source : Gallica

L'Entrevue de Salzbourg. Question allemande et question romaine (1867)

L'Autriche n'a jamais rien fait pour conserver un rôle prépondérant en Allemagne. Pendant que la Prusse se mettait à la tête des idées, fondait des écoles, instruisait le peuple, disciplinait son armée, faisait de tous ses citoyens des soldats, organisait une excellente administration, protégeait le commerce et l'industrie, ménageait sagement ses ressources, l'Autriche se traînait dans les vieilles ornières. Toutes les mesures de répression à l'égard des aspirations modernes, des idées nouvelles, trouvaient en elle un fervent propagateur, au sein de la Confédération germanique.
Source : Gallica

L'Entrevue de Salzbourg. Question allemande et question romaine (1867)

Lorsque l'unification aura eu lieu, la Prusse deviendra allemande.
Déjà la Prusse a cessé d'être l'État protestant par excellence. Il y a en Prusse presqu'autant de couvents et de communautés religieuses catholiques qu'en France et en Belgique.
Lorsque l'Allemagne sera une, elle absorbera la Prusse, et le nombre des catholiques se trouvant égal à celui des protestants la prépondance du pouvoir spirituel des rois de Prusse, devenus empereurs, perdra singulèrement de son prestige.
Ni la France ni l'Autriche ne doivent s'opposer au mouvement unitaire de l'Allemagne.
Source : Gallica

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