Résumé

La Syrie et l'alliance russe (1860)

Si l'alliance Franco-Russe et Prussienne rencontre d'abord des défiances ou des résistances, comme elle est dans la force des choses, elle finira par se réaliser.
Si le propre de la vérité est de déposer son germe, même chez ceux à qui elle est hostile, à plus forte raison doit-elle bientôt convaincre ceux dont elle sert les intérêts.
Un rapprochement entre les cabinets de Vienne et de Rerlin pourrait seul retarder l'accomplissement des événements qui donneraient à la Russie Constantinople, à la France la rive gauche du Rhin, à la Prusse la prépondérance en Allemagne.
Source : Gallica

La Syrie et l'alliance russe (1860)

La Russie, étroitement unie à nous, restait hostile à l'Autriche depuis la guerre de Crimée, et évitait avec soin toutes les avances de cette puissance qui avait oublié un instant qu'elle n'avait dû son existence, en 1849, qu'à l'épée du czar.
La Prusse, cette ennemie naturelle du cabinet de Vienne, voyait avec un secret plaisir sa rivale dans la Confédération privée d'une de ses plus belles provinces, et regardait de nouveau passer dans ses rêves cet Empire Germanique dont la couronne lui avait été offerte par la diète en 1848 et 49.
Source : Gallica

La Syrie et l'alliance russe (1860)

Il est vrai que l'Autriche nous ferait payer cher son alliance. Il faudrait consentir à reconnaître la domination de la maison de Lorraine en Italie, défaire ce que notre glorieuse expédition y a inauguré, lutter en Allemagne contre les tendances au progrès représentées par la Prusse, et définitivement récompenser l'Autriche en étendant son pouvoir outre mesure au sein de la Confédération germanique. La France et la Russie devraient fermer l'oreille aux récriminations des peuples et passer outre comme cela a été fort longtemps en usage.
Source : Gallica

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