Résumé

Napoléon III et la Prusse (1866)

Après un règne qui, par une politique timorée, s'est attiré le blâme déshonorant de vouloir la paix à tout prix, l'Empereur Napoléon III lui a rendu tout le prestige de son nom. Il lui reste une grande mission morale à remplir en Italie et en Orient. C'est par la paix, par la paix seule que cette noble tâche peut être remplie, et cette paix est assurée par l'alliance avec la Prusse. La France est une et homogène ; elle n'a ni une Irlande à dépeupler, ni une Hongrie à contenir, ni une Pologne à effacer de la carte de l'Europe.
Source : Gallica

Napoléon III et la Prusse (1866)

La Russie se souvient aussi que pendant la guerre de Crimée, la Prusse n'a pas voulu sortir de sa neutralité, et depuis douze ans elle n'a pas oublié les humiliations que lui causa cet abandon d'un allié sur lequel elle comptait. La Prusse n'a donc aucun appui sérieux à attendre de ce côté.
Si la Russie peut, dans certaines conditions, être un ami puissant ou un ami formidable, l'Angleterre, par contre, a perdu son prestige, et John Bull, en abandonnant si misérablement le Danemark dans sa lutte contre la Prusse, a abdiqué ses prétentions au protectorat européen.
Source : Gallica

Napoléon III et la Prusse (1866)

En fondant au congrès de Vienne la grandeur de la Prusse, sans souci des intérêts des peuples, et telle qu'elle est aujourd'hui, la diplomatie d'alors crut élever une digue aux tendances envahissantes de la France. Ses regards, obstinément tournés du côté du Rhin ne virent pas que le vrai rôle de la Prusse devait être au nord. Là, solidement établie entre des frontières naturelles, sûres, à l'abri des convoitises et des coups de main, elle peut devenir un État de premier ordre, fort et respecté, nécessaire à l'équilibre européen, indispensable à l'économie politique de l'Europe.
Source : Gallica

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