Résumé

C. de La Barthe Histoire populaire de la campagne de 1870 (1871)

On a dit mille fois que la langue française est dure et rebelle, et l'on a dit vrai; mais si l'on croit ainsi en faire la critique, on se trompe fort : semblable à l'acier, le plus intraitable des métaux, mais celui de tous qui reçoit le plus beau poli lorsque l'art est parvenu à le dompter, la langue française, traitée et dominée par les véritables artistes, reçoit entre les mains les formes les plus durables et les plus brillantes.
Source : Gallica

C. de La Barthe Histoire populaire de la campagne de 1870 (1871)

Pour exercer l'espèce de suprématie qui lui appartient, la France a reçu une langue dominatrice dont le caractère caché est encore un mystère, malgré tout ce qu'on a dit sur ce sujet.
Ceux qui nient la supériorité de la langue française, admettent précisément un effet sans cause ; je ne vois pas, en effet, qu'il y ait rien à répondre à l'expérience. Avant même que cette langue se fût illustrée par des chefs-d'œuvre dans tous les genres, l'Europe en pressentait la supériorité : on l'aimait, et c'était un honneur de la parler.
Source : Gallica

C. de La Barthe Histoire populaire de la campagne de 1870 (1871)

Désormais l'Europe et la France en particulier durent compter avec une puissance nouvelle, puissance essentiellement militaire, orgueilleuse, ambitieuse, sans scrupules, n'admettant d'autre droit que la force des armes. A dater de ce moment, tous les esprits clairvoyants s'attendirent, avec raison, à voir d'un jour à l'autre éclater un conflit européen ou tout aumoins une lutte à outrance entre la France et la Prusse démesurément agrandie.
Source : Gallica

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