Résumé

La France et la Prusse en 1870… (1870)

N'est-il donc pas d'un intérêt Européen que la France soit à même de garder sa position en Europe? Le moment ne pourrait-il pas venir un jour que son influence fût d'un grand intérêt pour l'équilibre Européen? L'Europe dominée par deux puissances comme la Prusse et la Russie, que reste-t-il de ce fameux équilibre, qui se résume aux paroles que la force prime le droit, et que le droit du plus fort (s'il n'est pas le plus juste) est toujours le meilleur? Que faut-il pour la France, à ce pays si riche, pour reprendre sa vitalité? Une paix durable et un gouvernement fort.
Source : Gallica

La France et la Prusse en 1870… (1870)

Y a-t-il quelque chose d'étonnant qu'un homme comme le comte de Bismarck (qui n'aura pas été le dernier à s'en apercevoir) trouvât que le premier rôle en Allemagne appartenait, non à l'Autriche, mais à la Prusse et qu'avec sa perspicacité connue, il prévît le moment où il jetterait l'Autriche hors de l'Allemagne pour donner à la Prusse seule la haute main dans les affaires allemandes. Sa première pensée fut donc de neutraliser la France dans un conflit avec l'Autriche, car il est presque sûr qu'une guerre avec l'Autriche était décidée dès sa première visite à l'Empereur Napoléon III à Biaritz.
Source : Gallica

La France et la Prusse en 1870… (1870)

J'ai essayé en peu de mots de tracer l'origine de la guerre, le cercle vicieux dans lequel se trouvait le Gouvernement dans les dernières années et qui a occasionné un mécontentement général; j'ai tâché de prouver que pour remédier à ce malaise, au lieu de changer complètement le régime du gouvernement absolu, on a fait semblant de vouloir entrer dans une voie libérale, et que l'Empereur, regrettant un pouvoir perdu, a préféré se jeter dans une aventure nouvelle plutôt que de remettre le pouvoir à la nation et qu'il y a perdu sa couronne. Dans le cas contraire, il aurait sauvé sa dynastie.
Source : Gallica

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