Résumé

Le Salut c'est la dynastie (1870)

Il a fallu qu'à tout prix nos soldats luttassent un contre cinq, au lieu de se replier tout d'abord ; et l'Histoire a dû enregistrer, à l'actif de notre gloire, deux faits d'armes qui, s'ils ont eu le déplorable malheur de coûter la vie à un trop grand nombre de nos soldats, ont eu du moins le double et heureux avantage d'épouvanter nos prétendus vainqueurs, en les obligeant à se rendre compte du prix que nous faisons payer une victoire, et de frapper à l'instant la France d'une commotion patriotique dont le contre-coup suffira pour ébranler les assises, de la vieille Europe.
Source : Gallica

Le Salut c'est la dynastie (1870)

Il faut que, de la guerre actuelle, résulte tout d'abord la ruine du parasitisme dont la France impériale et la Dynastie ont été depuis dix-huit ans les victimes, et qui leur a fait jouer, au profit de leurs prétendus alliés, le rôle du corbeau de la fable ; il faut qu'en même temps que se disperseront ces camarillas cosmopolites, dont le rendez-vous commun semblait être les salons des Tuileries, tous les syndicats financiers, au sein desquels on découvre toujours la main de l'étranger rançonnant la France, perdent à jamais l'espoir de se reconstituer à nos dépens.
Source : Gallica

Le Salut c'est la dynastie (1870)

Il paraît sans doute plus commode, aux coryphées du scepticisme moderne, de ne pas se prononcer aujourd'hui, afin de pouvoir se faire de leur réserve une recommandation auprès de n'importe quel vainqueur ; mais leur lâche habileté ne saurait m'empêcher de soutenir que ce n'est pas se montrer soucieux du salut d'un pays que d'en sacrifier d'abord le symbole; et que toute nation qui néglige de préciser hautement le sien est une nation condamnée, puisqu'elle se trahit elle-même en faisant bon marché de sa constitution.
Source : Gallica

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