Émile Ollivier, La Fin de l’Empire
“ Jules Favre, maître de l’art, put admirer à son aise cette parole facile, élégante, colorée, tour à tour simple et incisive, quelquefois prodigue d’images, toujours abondante. Le fond n’était pas plus encourageant que celui des discours tenus au Comité de défense : quoique le soldat français fût supérieur au soldat allemand, l’armée elle-même était inférieure à cause de la défectuosité de son instruction, du relâchement de la discipline, de l’absence de respect et de confiance en ses chefs ; la défense à Paris ne pouvait être qu’une héroïque folie. ”
