Émile Ollivier

Résumé

Émile Ollivier La Fin de l’Empire

Jules Favre, maître de l’art, put admirer à son aise cette parole facile, élégante, colorée, tour à tour simple et incisive, quelquefois prodigue d’images, toujours abondante. Le fond n’était pas plus encourageant que celui des discours tenus au Comité de défense : quoique le soldat français fût supérieur au soldat allemand, l’armée elle-même était inférieure à cause de la défectuosité de son instruction, du relâchement de la discipline, de l’absence de respect et de confiance en ses chefs ; la défense à Paris ne pouvait être qu’une héroïque folie.
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Émile Ollivier La Fin de l’Empire

Il y revient le lendemain : « Entendez-vous mettre par-dessus tout l’intérêt de la dynastie et négliger la patrie ? »
C’était le commentaire de la parole de l’Impératrice, qui disait à qui voulait l’entendre : « Ne songez pas à la dynastie, ne songez qu’à la France. » — « Il est un honneur, a-t-elle écrit depuis, que je ne me laisserai pas enlever, celui de n’avoir eu, qu’une pensée, le salut du pays, et d’avoir, en toute circonstance, subordonné à sa cause toutes les questions dynastiques. » Les ennemis de l’Empire adoptèrent cette formule.
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Émile Ollivier La Fin de l’Empire

Les propositions insensées se succédèrent sans interruption. Jules Ferry demandait la liberté du commerce des armes et, à la Commission qui la lui refusait, il répondait : « L’officiel ne sauvera pas la France, la France ne se sauvera que par elle-même. Si on hésite à rendre libre la fabrication des armes de guerre, c’est que l’on craint que ces armes ne tombent entre les mains des ennemis du gouvernement ; que l’on dise cela et que l’on sache que, enfin, s’il y a quelque chose qui paralyse la défense nationale, c’est l’intérêt dynastique. » (Dénégations au centre et à droite.) (25 août.)
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