Résumé

Portrait de Ernest Dréolle Ernest Dréolle La journée du 4 septembre au Corps Législatif… (1871)

Peut-être réussirez vous mieux que moi; mais, du même coup, vous perdez l'Empire et le pays. La Révolution, aujourd'hui, c'est pis que la ruine, c'est la honte !
Kératry sourit et s'éloigna.
Qu'on ne croie pas ces réflexions faites après coup.
Je n'ai nulle peine à dire que je ne prévoyais pas les scandaleux événements du lendemain. Je ne pouvais croire qu'en présence d'un ennemi formidable, il se trouverait un homme, un seul, qui eût la pensée de renverser un gouvernement régulier et de lui substituer l'anarchie et le désordre dans la rue !
Source : Gallica

Portrait de Ernest Dréolle Ernest Dréolle La journée du 4 septembre au Corps Législatif… (1871)

J'y suis bien décidé ; je ne veux pas faire partie du gouvernement qui se fondera ; je l'ai dit à mes amis, et je n'irai pas à l'Hôtel-de-Ville. Je ne veux pas y aller. Je ne veux accepter aucun poste. Mon âge, ma santé, m'éloignent d'un rôle actif. Je vous parle donc en désintéressé; je n'ai aucune ambition, aucune prétention. Croyez-moi ; écoutez-moi : il y a des circonstances qu'il ne faut pas méconnaître. Nous touchons à un moment où il faut faire en quelque sorte abnégation de soi-même.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Dréolle Ernest Dréolle La journée du 4 septembre au Corps Législatif… (1871)

Mon motif pour ne pas adresser de question à MM. Jules Favre et Simon a été que si je le faisais, c'était reconnaître le gouvernement qui vient de naitre des circonstances. Avant de le reconnaître, il faudrait résoudre des questions de fait et de principes qu'il ne nous convient pas de traiter actuellement.
Le combattre aujourd'hui serait une oeuvre antipatriotique. Ces hommes doivent avoir le concours de tous les citoyens contre l'ennemi.
Nous faisons des voeux pour eux, et nous ne pouvons actuellement les entraver par une lutte intestine. Dieu veuille les assister !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature