Résumé

Prosper Challot Histoire de notre temps, racontée à mes petites filles (1875)

La certitude acquise que, sur tous les points, l'ennemi dispose de forces au moins doubles des nôtres, jette la population et nos gouvernants dans le plus grand trouble. L'abîme apparaît béant à tous les yeux. Comment, disait-on, l'Empereur et son ministre de la Guerre, le maréchal Leboeuf, no connaissaient pas la force de l'armée allemande !
Source : Gallica

Prosper Challot Histoire de notre temps, racontée à mes petites filles (1875)

Poser ainsi la question c'est la résoudre contre le suffrage universel.
Non, le garçon do vingt ans, no possédant aucune expérience ni dos hommes ni dos choses, ne présente pas les garanties qu'il offrira plus tard.
Non encore, l'homme qui n'a su ni s'instruire, ni se fixer nulle part, ni se créer un état, une position, qui n'a nul souci de l'avenir, ne saurait apporter dans ses choix le discernement, la maturité qu'on est en droit d'exiger d'un électeur appelé à choisir les arbitres des destinées d'un grand pays.
Source : Gallica

Prosper Challot Histoire de notre temps, racontée à mes petites filles (1875)

Si, plus tard, vous jetez les yeux sur le journal de votre grand-père, vous pourrez vous en faire une idée. Et pourtant qu'était-ce auprès du coup de foudre qui allait nous atteindre !
Le 3 septembre, en effet, nous apprenions le désastre de Sedan.
Waterloo (18 juin 1815) et Sedan (1er septembre 1870) , voilà, pauvres chéries, des noms et des dates qui éveilleront à jamais, dans le coeur de tout bon Français, de sinistres souvenirs et le désir de la vengeance. Puissiez-vous ne pas voir s'accomplir les terribles représailles que la nation ne cessera de méditer.
Source : Gallica

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