Charles Barthélemy

Résumé

Charles Barthélemy Le Deuxième Empire (1848-1870)… (1889)

M. Thiers voulait à tout prix empêcher l'alliance de l'Allemagne avec la Russie. « Le gouvernement n'a plus d'alliés » avait dit M. Thiers : « C'est vrai, dit M. Rouher, mais il n'a pas d'ennemis ; la Prusse lui a donné toutes les garanties désirables de sa modération ; la Russie dément les vues ambitieuses qu'on lui prête, l'Autriche peut devenir son auxiliaire... N'évoquez pas le fantôme de la coalition, la coalition est éteinte, elle ne renaîtra pas sous le sceptre d'un Napoléon. »
1870-71 a été le plus éclatant démenti donné à M. Rouher et à tous les optimistes désespérés
Source : Gallica

Charles Barthélemy Le Deuxième Empire (1848-1870)… (1889)

« L'Italie frémit de la tutelle de Napoléon III et le Saint-Siège le somme de le restaurer entièrement ; — que fera l'Empereur ?» — Alors, dans un style d'humilié, M. du Moustier répond : « De même que nous ne demandons pas à Dieu plus que le pain quotidien, de même il est juste qu'on n'exige pas du gouvernement au delà de son devoir de chaque jour. » Il résultait donc du discours du ministre des affaires étrangères que l'Empereur ferait, comme par le passé, de la conciliation entre des choses inconciliables et de la politique au jour le jour.
Source : Gallica

Charles Barthélemy Le Deuxième Empire (1848-1870)… (1889)

Voici quelle était l'opinion politique en Europe, au moment où Napoléon III était proclamé empereur; on dit que, traduit devant la cour des pairs après l'attentat de Boulogne, le neveu de Napoléon Ier avait dit à ses juges : « Je représente devant vous un principe, une cause, une défaite. Le principe, c'est la souveraineté du peuple; la cause, celle de l'Empire; la défaite, Waterloo ; le principe, vous l'avez reconnu ; la cause, vous l'avez servie ; la défaite, vous voulez la venger. »
Source : Gallica

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