Résumé

Philippe Albert Meyrac,  Histoire populaire et anecdotique de Napoléon III (1887)

“ L'Italie cria à la trahison !
A Turin la vie de Napoléon fut menacée et, pour le soustraire à la vengeance de son peuple, Victor Emmanuel dut conduire lui-même hors de la ville « le libérateur de l'Italie. »
Voilà certes, ce qu'on ne soupçonnait pas encore en France ! Mais qu'importe ? — « Grande bataille ! grande victoire ! » avait télégraphié l'Empereur à l'Impératrice, et suivant le voeu exprimé, il avait ainsi montré à l'Europe, que « tous les Bonaparte n'étaient pas morts ! »
”
Source : Gallica

Philippe Albert Meyrac,  Histoire populaire et anecdotique de Napoléon III (1887)

“ La séance du Corps Législatif, dans laquelle l'Empereur signifia que la guerre allait être, sous peu de jours et définitivement déclarée à la Prusse, fut des plus émouvantes. Jamais la majorité ne s'était montrée plus insolente, plus grossière envers les membres de la minorité républicaine qui, comme M. Thiers, faisaient entrevoir courageusement à la France l'abîme où allaient s'engouffrer sa gloire et sa prospérité ; jamais ces plats valets de l'Empire ne mirent plus à nu leur absence complète de patriotisme. ”
Source : Gallica

Philippe Albert Meyrac,  Histoire populaire et anecdotique de Napoléon III (1887)

“ Jamais en effet, même aux plus mauvais jours de notre histoire, la France ne fut plus terrorisée, plus abaissée; une magistrature vendue; une armée ayant perdu toute notion de sa dignité; une presse immorale ayant ordre de pousser à la corruption, encensant le pouvoir par intérêt; un clergé complice de tous les crimes de l'homme de décembre; un agiotage effréné, une incroyable dissolution de moeurs que l'on avait à peine dépassée sous la régence et à la fin du directoire, tel est le Bilan de cette période sinistre ! ”
Source : Gallica

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