Auguste Deschamps, Histoire de la chute du second Empire (1871)
“ Mais la réponse du général Cousin-Montauban ne se fit pas attendre. — « Si vous abandonnez Bazaine, la révolution est dans Paris et vous serez attaqué vous-même par toutes les forces de l'ennemi... Vous avez trente-six heures d'avance sur le prince royal et peut-être quarante-huit heures... Ici tout le monde a senti la nécessité de dégager Bazaine et vous suit avec une anxiété extrême 3. » — Il n'y avait pas de réplique possible : on devait obéir et pousser droit sur Metz, ou, méprisant des ordres insensés, battre en retraite sans retard; mais l'irrésolution du maréchal Mac-Mahon s'accrut. ”
