Auguste Deschamps

Résumé

Auguste Deschamps Histoire de la chute du second Empire (1871)

Mais la réponse du général Cousin-Montauban ne se fit pas attendre. — « Si vous abandonnez Bazaine, la révolution est dans Paris et vous serez attaqué vous-même par toutes les forces de l'ennemi... Vous avez trente-six heures d'avance sur le prince royal et peut-être quarante-huit heures... Ici tout le monde a senti la nécessité de dégager Bazaine et vous suit avec une anxiété extrême 3. » — Il n'y avait pas de réplique possible : on devait obéir et pousser droit sur Metz, ou, méprisant des ordres insensés, battre en retraite sans retard; mais l'irrésolution du maréchal Mac-Mahon s'accrut.
Source : Gallica

Auguste Deschamps Histoire de la chute du second Empire (1871)

Tandis que l'empereur rêvait des conquêtes pour relever son prestige, comme si elle eût appréhendé de futurs désastres, elle demandait qu'en la place d'une armée permanente, qui ne servait visiblement qu'à maintenir l'empire, on armât la nation entière. La première pensée d'une nation, son premier soin, doit être d'assurer la conservation de son existence, et, dans l'état où l'empire et sa politique avait amené l'Europe, la France ne pouvait espérer d'assurer la sienne qu'en appelant tous ses citoyens valides sous les armes.
Source : Gallica

Auguste Deschamps Histoire de la chute du second Empire (1871)

Dès le principe, l'état de guerre permettrait de refaire le silence et d'enrayer la Révolution ; si la guerre était heureuse, si elle menait à quelque résultat assez éclatant pour éblouir les imaginations, l'avenir s'ouvrirait à nouveau devant la dynastie entourée de gloire ; quant à une défaite, l'empereur était trop infatué de lui-même et de la force militaire qu'il avait cru donner à la France pour la prévoir.
Source : Gallica

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