Résumé

Boert La guerre de 1870-1871 (1872)

C'est un fait incontestable, dans toute l'Europe on eut de la répugnance à croire au bombardement.
Paris, comme place forte, devait s'attendre à subir tous les moyens violents, que l'assaillant a l'habitude d'employer pour prendre une forteresse. Mais Paris n'est pas seulement une place forte. L'orgueil des Allemands n'a pas voulu convenir que Paris avait aux yeux de l'Europe plus de valeur que Berlin, par exemple. Et pourtant, ils le reconnurent eux-mêmes, quoiqu'ils eussent raillé Victor Hugo
de l'avoir appelé la ville sacrée.
Source : Gallica

Boert La guerre de 1870-1871 (1872)

Quant à nous, nous sommes convaincu que la meilleure frontière, même au point de vue stratégique, est celle qui renferme un peuple qui se croit lié par la solidarité. Mais comme les Alsaciens et les Lorrains se sentent Français depuis la grande révolution et comme ce sentiment est devenu de plus en plus fort avec le temps, nous ne pouvons pas regarder comme avantageuse pour l'Allemagne l'acquisition de ce pays. Le comte de Bismarck l'a reconnu lui-même, il a parlé d'une lourde charge que l'Allemagne s'imposait par cette annexion, mais qu'elle était obligée de s'imposer.
Source : Gallica

Boert La guerre de 1870-1871 (1872)

Un bombardement est, à coup sûr, une chose cruelle, cependant ce n'est pas une raison suffisante pour en rejeter l'emploi en principe. Car la guerre est, en général, tout ce qu'il y a de plus cruel et sa règle est de faire souffrir les innocents beaucoup plus que les coupables; que l'on compare seulement le prisonnier de Wilhelmshôhe et son entourage avec le noble peuple français, qu'ils ont poussé à cette malheureuse guerre.
Source : Gallica

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