Taxile Delord

Taxile Delord

Résumé

Portrait de Taxile Delord Taxile Delord Histoire illustrée du Second Empire… (1880-1883)

M. Mérimée, ancien orléaniste rallié à l'Empire, voyait pourtant encore de loin en loin M. Thiers; il se rendit chez lui. « L'Empereur est prisonnier, lui dit-il ; il n'y a plus qu'une femme et un enfant ! quelle belle occasion de fonder à jamais le régime représentatif en France! » M. Mérimée, esprit peu politique, se faisait d'étranges illusions sur les préoccupations qu'un homme d'État français et patriote, comme M. Thiers, pouvait avoir en un pareil moment : il s'agissait bien vraiment de la forme du gouvernement! Chasser l'ennemi, voilà l'unique question.
Source : Gallica

Portrait de Taxile Delord Taxile Delord Histoire illustrée du Second Empire… (1880-1883)

La bande répond qu'il ment et veut le forcer à crier : Vive l'Empereur! Sur son refus, vingt individus tombent sur lui ; il se réfugie sur un toit, on l'y poursuit, on l'en arrache, et on l'assomme à coups de bâton, à coups de pied et à coups de poing. Il tombe, on le traîne à demi mort dans une mare presque tarie, on le couvre de fagots; ses assassins poussent la férocité jusqu'à y mettre le feu, et il est brûlé vif au cri de : Vive l'Empereur !
La chute de M. E. Ollivier n'avait surpris ni affligé personne; il n'emportait rien avec lui, pas même l'Empire libéral, auquel on ne croyait plus.
Source : Gallica

Portrait de Taxile Delord Taxile Delord Histoire illustrée du Second Empire… (1880-1883)

Les musiques des régiments jouaient la Marseillaise, les soldats répétaient son refrain. L'absence de tout ennemi sur la rive opposée faisait croire que le maréchal Le Boeuf avait raison et que l'armée prussienne n'existait pas. Les troupes françaises, en arrivant, se rangeaient un peu au hasard le long de la frontière et s'étendaient de Belfort par Bitche à Thionville. On était comme à Paris : des avant-postes à peine gardés, pas de reconnaissances, pas d'exercices ; on eût dit que le courage individuel remplaçait tout, et qu'il suffisait aux Français de se montrer pour vaincre.
Source : Gallica

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