Neutralité de la Belgique

Définition et enjeux

Beyens,  La Neutralité belge et l’invasion de la Belgique

“ Pas un mot, dans ce document, des traités de 1839 ni de la neutralité de la Belgique, mais une allusion sans précision aucune au dessein de la France d’emprunter le territoire belge en marchant contre l’Allemagne, ce qui impose à celle-ci l’obligation d’accourir à notre secours. Puis viennent des promesses, si la Belgique trahit ses devoirs de neutre ; par un euphémisme diplomatique, la lâcheté qu’on exige d’elle est qualifiée de neutralité bienveillante. ”
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Beyens,  La Neutralité belge et l’invasion de la Belgique

“ I La violation de la neutralité de la Belgique a fait éclore déjà toute une floraison de livres, de brochures, d’articles de journaux et de revues. Les uns flétrissent avec indignation, les autres défendent avec impudence l’acte du gouvernement allemand. Les commentaires, publiés à cette occasion, des traités du 19 avril 1839 ont appris à beaucoup de Belges qui l’ignoraient la véritable signification de la neutralité permanente de leur pays. ”
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La Neutralité belge et les crises européennes (1859)

“ En 1831, le lendemain du jour où la neutralité de la Belgique devenait, par la volonté des puissances, la base de l'existence nationale de nos voisins, un publiciste allemand s'écriait :
« Qui pourrait envier le sort d'un peuple condamné à demeurer éternellement simple spectateur de ce qui se passe autour de lui, et qui est mis hors la loi aussitôt qu'il court aux armes ; d'un peuple auquel on refuse toute existence politique propre, par cela même qu'on lui interdit le droit de faire la paix ou la guerre? »
”
Source : Gallica

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