Résumé

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Guerre et religion (2e édition… (1915)

Elle se considère comme une religion humaine, mais c'est le culte de l'Allemand, non celui de l'humanité, qui y domine; et l'Allemand n'est adorable que pour l'Allemand lui-même. L'Allemand se trompe tout à fait quand il s'imagine que sa culture de fer est le suprême idéal auquel puisse aspirer l'universalité des hommes. Il faut être Allemand pour se permettre de penser que le règne de l'Allemagne sur le monde serait le véritable règne de la justice et le règne de Dieu; que le peuple allemand tient seul le flambeau de la civilisation
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Guerre et religion (2e édition… (1915)

La culture allemande n'exige de ses apôtres aucun désintéressement ; elle-même excite leurs convoitises, n'étant qu'un effort raisonné, méthodique, scientifique, vers la domination par la puissance des armes, non par celle de l'idée. Car on serait fort empêché de trouver au fond de la culture allemande une autre idée dominante que celle même de la domination allemande. La guerre que font les Allemands n'est rien moins qu'une croisade pour le triomphe de l'idéal chrétien dans le monde ; c'est le règne de l'Allemagne, non le règne de Dieu, qu'ils veulent établir.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Guerre et religion (2e édition… (1915)

La France de la Révolution est peut-être le pays qui a le plus intensivement développé le sentiment d'une conscience nationale, l'idéal d'un peuple qui entend se gouverner dans la liberté, l'égalité, la fraternité, la reconnaissance du droit qu'a chaque peuple d'être ainsi lui-même, la notion d'une humanité faite de nations libres et amies. Et c'est en partant de cette grande idée qu'elle abdiqua sa propre liberté, c'est-à-dire la meilleure partie de sa personnalité, aux mains de Bonaparte, et qu'elle se précipita sous ses ordres à la conquête de l'Europe !
Source : Gallica

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