Résumé

Fernand Neuray La Belgique nouvelle. A travers quatre ans de guerre… (1918)

On n'évoquera jamais assez le souvenir d'une noble nation qui a péri bien plus des divisions de ses enfants que des trahisons de la fortune. Entretenues et cultivées par la Prusse, les divisions du peuple polonais ont affaibli, troublé, désarmé, paralysé l'Etat. Et il a suffi d'une chiquenaude pour abattre le colosse qui avait sauvé l'Europe, un siècle plus tôt, du joug des Turcs. Il est manifeste à tous les yeux que l'Allemagne s'apprête à traiter la Belgique, faute d'avoir ou la conquérir, comme elle a traité la Pologne.
Source : Gallica

Fernand Neuray La Belgique nouvelle. A travers quatre ans de guerre… (1918)

Vous vous donnez à la Belgique comme des fils à leur mère, sans tendre la main à la récompense ou au salaire. Les sourires et les présents de l'ennemi ne vous inspirent que de l'horreur. A qui vous croirait capables de profiter des malheurs du pays pour hâter le succès de vos revendications, vous ne répondriez que par la colère ou le mépris. En un mot, vous êtes Belges avant tout, et vous le dites fièrement, en même temps qu'à nos provisoires vainqueurs, à vos compatriotes, à l'Europe, au monde entier, édifié une fois de plus, grâce à vous, sur la véracité allemande.
Source : Gallica

Fernand Neuray La Belgique nouvelle. A travers quatre ans de guerre… (1918)

Les Flamands ne sont-ils pas intéressés, comme tous les Belges, à la liberté, à la force, à la grandeur de la Belgique ? La Belgique a trop longtemps vécu de la vie humiliée et précaire d'une nation de deuxième classe. Elle a trop longtemps subi l'humiliation de trembler au seul froncement de sourcil d'un voisin insolent et puissant, qui ne s'est jamais privé d'intervenir, quand, il croyait avoir intérêt à le faire, dans nos affaires inférieures. Autant que leurs frères wallons, les Belges de langue flamande souhaitent que cette vassalité prenne fin.
Source : Gallica

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