Résumé

Georg Pfeilschifter La Culture allemande, le catholicisme et la guerre… (1916)

La mission de la religion de la Croix est d'enseigner tous les peuples, de les baptiser, et de les rassembler en un royaume d'ordre supérieur, sur lequel le soleil ne se couche jamais. Le royaume de Dieu ne saurait donc demeurer limité aux frontières terrestres d'un seul peuple, ni surtout s'allier si étroitement aux destinées d'un seul peuple, que la victoire de celui-ci devienne le triomphe, sa défaite, la fin du règne de Dieu. L'état périssable d'une seule nation ne peut pas enchaîner à la vie et à la mort l'impérissable.
Source : Gallica

Georg Pfeilschifter La Culture allemande, le catholicisme et la guerre… (1916)

Aucune puissance d'imagination ne rêverait plus jamais d'un retour de l'âge d'or, dans la sombre prison d'une hégémonie mondiale ! Jamais la domination d'un seul homme ou d'un seul État, régnant sur tous les peuples, n'a encore réalisé l'idéal de ce fantaisiste Empire mondial. La fougueuse ambition de jeunesse d'un Alexandre le Grand a seule pu nourrir pareil projet, dans un temps où l'on ignorait encore l'existence de la plus grande partie de la surface de la terre.
Source : Gallica

Georg Pfeilschifter La Culture allemande, le catholicisme et la guerre… (1916)

N'oublions pas que depuis quinze siècles la France est au poste d'honneur du catholicisme. Il fallait à Dieu ici-bas un peuple missionnaire, c'est-à-dire un peuple à l'esprit assez ouvert pour chercher l'idéal, au cœur assez chaud pour s'en éprendre, à l'âme assez ardente pour tout lui sacrifier — un peuple assez artiste pour plaire, assez puissant pour s'imposer, assez grand pour se faire admirer, assez généreux pour se faire aimer, assez entraînant pour se faire suivre.
Source : Gallica

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