Georges Goyau,
Revue des Deux Mondes
“ Deux extrêmes sont possibles dans la vie de l’Église, écrit-il en terminant ; ils s’appellent l’un et l’autre égoïsme ; ils existent quand chacun, ou quand un seul veut être tout ; dans le dernier cas, le lien de l’unité devient si étroit et l’amour si ardent, qu’on risque d’étouffer ; dans le premier cas, tout se dissout tellement et devient si froid qu’on risque de geler ; un égoïsme engendre l’autre ; mais, ni un seul, ni chacun ne doit vouloir être tout ; tous seulement peuvent être tout, et l’unité de tous peut seulement former un tout. C’est là l’idée de l’Église catholique. ”
