Ernest Cœurderoy,
Jours d’Exil, tome I
“ Léman aux grandes joies, aux terribles angoisses, tu reflètes le firmament et les astres, et tu permets aux myosotis et aux phalènes de se regarder dans ton miroir ; tu es bon comme tout ce qui est beau, comme tout ce qui est fort ! Je voudrais revenir à ces temps où la colère des Dieux métamorphosait les hommes en fleuves et en fontaines, temps des amours d’Alphée, jours de joie d’Œsacus. Je voudrais être le fiancé des eaux comme les doges de Venise, et jeter dans le Léman mon royal anneau de promesses ! ”
