Alfred de Bougy

Élements biographiques

Alfred de Bougy Le Tour du Léman

C’est du côté de Rolle qu’on admire le lac de Genève ; pour moi je ne veux pas en décider, mais c’est à Vévey, à Chillon surtout, que je le trouve dans toute sa beauté. Que n’y a-t-il dans cet admirable bassin, à la vue de la dent de Jamant, de l’aiguille du Midi et des neiges du Vélan, là, devant les rochers de Meillerie, un sommet sortant des eaux, une île escarpée, bien ombragée, de difficile accès ; et dans cette île, deux maisons, trois au plus ! Je n’irais pas plus loin ! Pourquoi la nature ne contient-elle presque jamais ce que notre imagination compose pour nos besoins ?
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Alfred de Bougy Le Supplice du bourreau, sombre récit… (1864)

O Salomé ! ô douce et chère compagne, toi qui poussas l'affection jusqu'à l'héroïsme, pourquoi ai-je accepté le sacrifice que tu m'as fait de ton repos, de ton bonheur, de toutes les joies de la jeunesse!...
Steinmeyer cacha sa tête dans ses mains et s'abandonna aux sanglots.
Cette nature forte, énergique et fière en proie à une pareille douleur, à un si complet abattement, présentait un navrant spectacle.
Les larmes de l'homme sont bien plus touchantes que celles de la femme. L'homme qui pleure, c'est la suprême image de la douleur.
Source : Gallica

Alfred de Bougy Le Tour du Léman

On nous peint le prieur de Saint-Victor sous les traits d’un lettré, d’un érudit, d’un homme du monde, aimable, fin, naïf, plein d’abandon, en dehors de l’agitation populaire, ayant peu d’inclination pour Berthelier, pour Hugues et les autres meneurs de la ville, s’adonnant à l’étude, s’abandonnant à la méditation, rassemblant avec amour, dans la retraite, les documents épars de sa chronique de Genève ; ne flattant jamais ses concitoyens, leur disant crument la vérité, fuyant les clubs, plein d’un dévouement réel pour la ville, mais assez peu soucieux de popularité.
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