Raoul Bravard, Ces Savoyards ! (1862)
“ Chillon, tu es un temple, ces pavés sont un autel ; le pied de Bonivard y laissa son empreinte comme il l'eût laissée sur un gazon flexible ! Que la trace de ses pas reste ineffaçable, elle en appelle à Dieu de la tyrannie des hommes ! LE PRISONNIER DE CHILLON. 1 Mes cheveux ont blanchi, mais ce n'est pas par l'âge, Ce n'est pas par la peur, ce manque de courage, Qui fait qu'en une nuit on se sent transporté De la verte jeunesse à son extrémité, Qu'on est vieux en un jour! Le travail et l'élude N'ont pas courbé mes reins ”
