Alfred Spont, Les grandes infortunes (1890)
“ L'homme est un Dieu déchu qui se souvient des cieux, a dit Lamartine. C'est la chute de l'homme que Milton a chantée dans son chef-d'œuvre. Les douze chants qui le composent respirent cette grandeur divine, et parfois sauvage, qui se dégage du sujet même. C'est la lutte gigantesque de Satan contre Dieu, et le poète nous montre les phases de ce combat surhumain; il nous entraîne dans les enfers, dans le chaos, dans l'immensité où trône la Majesté du Créateur; il fait passer devant nos yeux d'un côté les cohortes infernales, de l'autre les légions sacrées qui sont aux prises. ”
