Alfred Spont

Résumé

Alfred Spont Les grandes infortunes (1890)

L'homme est un Dieu déchu qui se souvient des cieux, a dit Lamartine.
C'est la chute de l'homme que Milton a chantée dans son chef-d'œuvre. Les douze chants qui le composent respirent cette grandeur divine, et parfois sauvage, qui se dégage du sujet même. C'est la lutte gigantesque de Satan contre Dieu, et le poète nous montre les phases de ce combat surhumain; il nous entraîne dans les enfers, dans le chaos, dans l'immensité où trône la Majesté du Créateur; il fait passer devant nos yeux d'un côté les cohortes infernales, de l'autre les légions sacrées qui sont aux prises.
Source : Gallica

Alfred Spont Les grandes infortunes (1890)

« Je suis enfermé ici, moi, Dante, exilé du sein de la patrie - moi, qu'engendra Florence, mère sans amour. » Il laissait une œuvre gigantesque, la Divine Comédie, où son génie éclate dans toute sa magnificence et souvent dans sa grandeur terrible.
« Il faut que le poète, épris d'ombre et d'azur, Esprit doux et splendide au rayonnement pur Qui marche devant tous, éclairant ceux qui doutent, Chanteur mystérieux qu'en tressaillant écoutent Les femmes, les songeurs, les sages, les amants, Devienne formidable à de certains moments ! »
Source : Gallica

Alfred Spont Les grandes infortunes (1897)

Il est difficile d'imaginer une vie plus aventureuse et plus tourmentee, une fin plus misérable que celles de Luiz de Camoëns. Longtemps éloigné de sa patrie, jouet d'une cruelle fatalité, exilé par la haine de ses ennemis en des régions encore barbares, jeté en prison dès son retour, et quand, grâce au dévouement d'amis dévoués, il approche enfin de la terre natale et voit se dessiner au loin la silhouette des collines familières, la mort de son meilleur ami vient jeter un deuil sur la joie du retour, trop juste présage des souffrances qu'il devait endurer sur le sol même de sa patrie.
Source : Gallica

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