Résumé

Portrait de Michel de L'Hospital Michel de L'Hospital Poésies complètes du chancelier Michel de L'Hospital… (1857)

Je vais loin peut-être, mais Guines et Calais sont prises, et les dieux laissent revivre nos espérances.
Pour vous, Français et Écossais, travaillez d'intelligence et ne prenez aucun souci de l'avenir. Réjouissez-vous, Henri, mon souverain, Catherine, mère de tant de bons princes, Marguerite, sœur du roi; vous aussi, frères Guise, flambeaux de ma patrie, tous deux célèbres, l'un, par son génie d'homme d'État, l'autre, par son génie d'homme de guerre : c'est vous qui avez marié l'enfant de votre sœur au Dauphin !
Un autre n'est plus et ne peut prendre part à la joie universelle.
Source : Gallica

Portrait de Michel de L'Hospital Michel de L'Hospital Poésies complètes du chancelier Michel de L'Hospital… (1857)

Avec les quelques jours qui te restent, comment réformeras-tu les mœurs ? Chasseras-tu les trafiquants des temples, octroieras-tu les dignités seulement à la vertu ? Le temps, les moyens te feront défaut, malgré l'activité de ton esprit, l'énergie de ta volonté. Tu seras alors devenu (comme tous les vieillards écrasés par l'âge) impotent, fatigué, inerte, ami du calme : ton intelligence aura perdu sa vigueur, ton esprit sa vivacité, ton courage sa puissance juvénile. Au moment où tu pourrais être utile à ta patrie, tu ne seras plus capable de suffire à ton gouvernement.
Source : Gallica

Portrait de Michel de L'Hospital Michel de L'Hospital Poésies complètes du chancelier Michel de L'Hospital… (1857)

Combien de citoyens prêtèrent l'oreille à ces paroles !
Soit que chacun juge faussement la peine que prennent les autres et laisse influencer son jugement par la malveillance, l'envie ou la colère, soit que peut-être la poésie soit futile en elle-même et indigne de tant de peines, n'est-il pas maladroit de sacrifier les premières années de sa jeunesse, les plus beaux jours de sa vie, à une étude difficile et ingrate? Quand, son travail achevé, il n'obtient aucune récompense, le poëte, devenu vieux, tombe dans la misère, les infirmités de l'âge le laissent en proie au besoin.
Source : Gallica

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